ADEP - Processus adaptatifs et épidémiologiques des interactions blé-champignons phytopathogènes

Processus adaptatifs et épidémiologiques des interactions blé-champignons phytopathogènes

ADEP

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Notre équipe étudie les processus adaptatifs et épidémiologiques des interactions entre le blé et ses champignons phytopathogènes, l'objectif étant de comprendre les déterminants et les conséquences de ces processus à différentes échelles. Nos travaux de recherche visent à renforcer l'immunité du blé et à contrôler les sources d'inoculum, pour améliorer l'efficacité et la durabilité des stratégies de gestion des maladies dans un contexte de changement climatique et de la transition agroécologique. Notre principal modèle d'étude est Zymoseptoria tritici (septoriose du blé) et, dans une moindre mesure, Puccinia graminis f. sp. tritici (rouille noire du blé), en tant qu'agent pathogène ré-émergent.

Les interactions entre les populations d'agent pathogènes et de plantes hôtes sont déterminées par la biologie et le mode de vie du champignon, par la pression sélective exercée par la plante (espèce et variété) et par des facteurs abiotiques (conditions climatiques). Les processus impliqués dans les dynamiques adaptatives sont souvent spécifiques d'échelles temporelles (périodes intra- et inter-épidémiques) et spatiales (plante, champ, paysage), sachant que les sources de résistance peuvent être combinées à ces différentes échelles. Ces considérations générales guident notre stratégie de recherche, qui repose sur quatre objectifs complémentaires :

1. Caractériser les processus responsables de la dynamique adaptative des populations de Z. tritici

2. Comprendre le déterminisme génétique et génomique de l'adaptation de Z. tritici et décrypter les mécanismes moléculaires de l'infection

3. Explorer le déterminisme et les conséquences épidémiologiques de la reproduction sexuée chez Z. tritici

4. Évaluer l'impact des interactions entre plantes cultivées et sauvages sur la balance bénéfice-risque de la diversification des cultures en système céréalier

L'équipe ADEP est constitué de trois scientifiques et d'une technicienne permanente. Elle bénéficie de l'appui de collaborateurs sous contrat (ingénieurs, post-doctorants) et de jeunes scientifiques - doctorants et stagiaires de Master 2 - en formation. Nous sommes rattachés au LabEx SPS / OI C-BASC et affiliés aux écoles doctorales SEVE et ABIES.

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Dans ce dossier

L'équipe ADEP recrute un(e) doctorant(e) pour faire une thèse en épidémiologie végétale, à l’interface entre phytopathologie et agroécologie, sur la rouille noire du blé.
Prenant pour cas d’étude la rouille brune du blé, une étude expérimentale conduite à BIOGER a montré qu’une agressivité supérieure (composante quantitative de pathogénicité) peut compenser une absence de virulence, c’est-à-dire l’incapacité à infecter des variétés de blé porteuses d’un gène de résistance pourtant largement déployé.
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Une étude conduite à BIOGER montre qu’il est possible d’estimer une fréquence de souches virulentes dans une population pathogène par un phénotypage « en vrac » sur des micro-couverts de blé en damier
feuille de blé infectée par Puccinia striiformis f. sp. tritici
Des éléments de réponses à cette question viennent d’être apportés par Kevin Meyer et des collègues épidémiologistes de BIOGER dans le cadre du projet européen H2020 RustWatch
Une étude conduite par Thomas Bourgeois, doctorant au MNHN*, conduite en collaboration avec BIOGER, vient de monter que le collembole Heteromurus nitidus « broutait » les fructifications de Zymoseptoria tritici (septoriose) sur des tissus de blé infectés, diminuant ainsi la quantité d’inoculum disponible.

Date de modification : 25 mai 2024 | Date de création : 21 décembre 2010 | Rédaction : Fréderic Suffert